Cérémonies du 11 novembre : Châtillon rassemblée

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drapeauxS'il m'arrive parfois d'assister aux cérémonies de la fête nationale, j'avoue que c'est la première fois que je me rendais à celles du 11 novembre. Les "jeunes" de la génération des années 60 n'ont pas la fibre patriotique développée. La grande guerre nous semblait bien lointaine, fruit d'un nationalisme triomphant et de l'impérialisme développé dans la "vieille Europe" d'alors. Nous comprenions mieux alors la seconde guerre mondiale puisque la raison des combats nous semblaient plus "noble", combattre le fascisme et son cortège d'horreurs. Nous avions tous pourtant un arrière grand père, ou arrière grand oncle tombé au champ d'honneur dans les Dardanelles ou du côté de Verdun dont le souvenir vague se perpétuait à travers le récit des veuves de la famille toutes de noir vêtues, 60 ans après les faits, en compulsant l'éternel album photo jauni où le fier ancêtre disparu arborait sa moustache en guidon. Nos grand parents, pour certains d'entre nous, se retrouvèrent "pupilles de la Nation", chose dont ils parlaient rarement, car pour les enfants qu'ils furent, au delà de perdre un être cher, leur vie fut bouleversée par les difficultés matérielles rencontrées par leur foyer issus du XIXème siècle où la plupart du temps seul le travail de l'homme était source de revenu.

Plus facile aussi pour ma génération d'appréhender ce que fut 40-45 puisque nos parents en furent les témoins directs et que, de plus, l'industrie cinématographique avait largement abordé le sujet avec les incontournables "jour le plus long", "Paris brûle-t-il?", "Patton", "les canons de Navarone" etc.

Si donc j'ai participé à cette cérémonie du souvenir à Châtillon c'est parce que, cette année la symbolique était différente. Cette célébration, hasard de l'Histoire et du calendrier résonnait autrement à l'esprit de ma génération. Plutôt que de célébrer une victoire d'un peuple sur un autre où de se souvenir de nos chers disparus, elle prenait soudain une autre dimension à l'aune du 20eme anniversaire de la chute du mur de Berlin et de cette volonté commune du Président français et de la Chancelière allemande de faire de ce jour unique «une journée de réconciliation franco-allemande, pour bâtir un avenir partagé». Regarder vers l'avenir en se souvenant des affres du passé. Mitterrand et Kohl, main dans la main, avaient ouvert la voie en 84; Sarkozy et Merkel, ont pu aller plus loin, grâce au temps qui passe et à l'évolution des mentalités.

Ce 11 novembre 2009 restera donc un jour particulier dans lequel s'est inscrite la municipalité de Châtillon, toutes couleurs politiques confondues.

Galerie photos :

Cimetière
photo de groupe

Monument aux morts :
photo de groupe
Dépôt de gerbes des anciens combattants : photo 1 , photo 2 , photo 3 ,
Dépôt de gerbe du Député-Maire
Dépôt de gerbe de la Conseillère générale

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Pascal.CHAUDRON
rédacteur-en-chef